En Flandre, création d’une confédération psychanalytique: la VAPGV

Depuis l’an dernier, du côté flamand les fédérations relevant des quatre « cadres de référence » psychothérapeutique se sont regroupées en une Coupole.  Par ailleurs, au plan de l’orientation psychanalytique, une confédération s’est créée : la VAPGV elle rassemble l’Association Flamande pour la Thérapie Psychanalytique ainsi que les membres flamands de l’École Belge de Psychanalyse, la Société Belge de Psychanalyse et la Gezelschap voor psychoanalyse en Psychotherapie. En voici l’essentiel:
(Document en cours d’élaboration, traduction non officielle – à la liste ici reprise, s’est ajoutée une association jungienne EBPJ/BSPJ)

VAPGV – Association Flamande d’Associations d’Orientation Psychanalytique
La VAPGV est une association de fait qui regroupe des associations flamandes d’orientation psychanalytique et qui a pour but de représenter et de défendre les intérêts des psychothérapeutes d’orientation psychanalytique.

Vous pouvez atteindre la VAPGV via l’adresse courriel suivante: info@vapgv.be

Le porte-parole actuel de la VAPGV est Gaston Cluckers.

La VAPGV se base sur les théories et les concepts psychanalytiques et, dans ses activités, elle respecte et soutient les principes suivants :

  1. Sous ses diverses formes, la psychothérapie psychanalytique peut offrir une contribution importante chaque fois qu’une personne éprouve des difficultés psychiques ou qu’elle rencontre des problèmes (psycho)somatiques qui ont un contrecoup psychique. C’est pourquoi, en tant que discipline autonome et en dialogue avec les autres disciplines concernées, la psychothérapie doit tenir une place au sein de chaque ligne de soins en santé mentale.
  1. Le diagnostic est indissolublement lié à une psychothérapie psychanalytique non seulement pour proposer une indication en début de thérapie mais également pour l’affiner constamment tout au long du processus thérapeutique. Evidemment, nous ne visons ici que le diagnostic en vue d’une thérapie, mais pas les autres formes possibles de diagnostic (dans le cadre d’expertises par exemple). Cette perspective d’un diagnostic en vue de la thérapie implique qu’on explicite clairement que la proposition d’une indication, aussi bien que le diagnostic, font partie intégrante du travail d’un psychothérapeute.
  1. Le facteur central d’une psychothérapie psychanalytique est la relation entre le patient et le thérapeute, y compris son évolution et son élaboration tout au long du processus psychothérapique. Cela signifie que notre champ de travail ne peut se réduire au paradigme médical, qui annule cet espace relationnel et qui part uniquement du couplage entre un symptôme déterminé et le traitement y afférant. Cette importance de la relation thérapeutique doit donc être prise en compte lors de l’évaluation des formes de psychothérapie dont nous faisons état (et plus particulièrement pour l’organisation des soins en santé mentale).
  1. Il va de soi que la psychothérapie, en tant que pratique pour traiter des difficultés psychiques, se base sur une vision thérapeutique avec un contenu cohérent et solidement charpenté. Compte tenu de la nature de notre champ d’activité, il est donc crucial que le développement de cette conception se greffe directement sur la pratique réelle (”practice based” et pas simplement ”evidence based”). La complexité du champ de notre pratique nécessite en outre une approche pluri-méthodique (?) en ce qui concerne la théorisation et la recherche.
  1. Notre formation se base sur quatre critères : la formation théorique, la formation pratique et technique, la supervision, ainsi que la démarche thérapeutique personnelle, élément didactique indispensable. De plus, au-delà de la formation ”officielle”, chaque thérapeute a la responsabilité de poursuivre en permanence sa formation, en fonction des nécessités de son champ de travail. En d’autres termes, il est évident qu’une formation psychanalytique n’est jamais achevée une fois pour toutes.
  1. Sur base de la loi cadre existante, nous souhaitons souligner :
  • qu’il est indispensable d’assouplir l’accès à la profession par la possibilité de clauses d’exception pour des candidats (par exemple les anthropologues ou les philosophes) qui ont eu une autre formation préalable que celles actuellement prévues. Il serait alors possible de déterminer au cas par cas quelle formation complémentaire spécifique serait à préconiser.
  • qu’il serait souhaitable que le Conseil fédéral de la Psychothérapie puisse entamer au plus vite ses activités. Afin d’assurer un fonctionnement efficace et cohérent, qui rende en même temps justice aux différences qui existent entre les diverses orientations thérapeutiques, il nous semble indispensable que, pour des sujets spécifiques, le Conseil fédéral puisse travailler en chambres distinctes selon les courants thérapeutiques. Mais il faut évidemment que cela reste en équilibre avec les activités générales du Conseil fédéral.